Habes Mohamed Amine Chihab, connu sous le nom de "Zinou Habes", est un spéléologue et initiateur algérien de la région d’Aïn Beïda, actif au sein du Club de Spéléoplongée et des sports de montagne d’Aïn Beïda (CSPS). Il est souvent présenté sous son surnom Zinou dans le milieu spéléologique algérien. Il est connu comme le premier spéléologue algérien à avoir atteint les − ...
Habes Mohamed Amine Chihab, connu sous le nom de "Zinou Habes", est un spéléologue et initiateur algérien de la région d’Aïn Beïda, actif au sein du Club de Spéléoplongée et des sports de montagne d’Aïn Beïda (CSPS). Il est souvent présenté sous son surnom Zinou dans le milieu spéléologique algérien. Il est connu comme le premier spéléologue algérien à avoir atteint les −1000 m dans le mythique gouffre Berger, en France.
Le 3 août 2019, il réalise une descente d’environ 6 km souterrains dans le gouffre Berger, sur le plateau du Vercors près de Grenoble, atteignant un affluent situé à moins 1000 mètres de profondeur. Cet exploit fait de lui le premier Algérien à franchir symboliquement la barre des −1000 m dans ce gouffre, considéré comme un mythe de la spéléologie mondiale. La descente a duré environ 14 heures et s’est déroulée avec l’accompagnement du guide et explorateur souterrain Emmanuel Tessanne. Le gouffre Berger est historiquement le premier gouffre au monde où la profondeur de 1000 m a été atteinte, ce qui renforce la portée de la performance de Zinou.
Son exploit s’inscrit dans un programme d’échanges sportifs et de stages visant à renforcer l’équipe d’exploration du CSPS, sous l’égide de la Fédération algérienne de ski et des sports de montagne. Ce club contribue aussi au développement de la spéléologie et de la spéléoplongée en Algérie, notamment dans des systèmes comme Youkous à Tébessa et d’autres grottes majeures du pays. L’ascension de Zinou au rang de premier Algérien du gouffre Berger donne une visibilité nouvelle aux spéléologues algériens sur la scène internationale. Elle met également en lumière le potentiel karstique de l’Algérie, qui abrite certains des plus grands systèmes cavernicoles d’Afrique, et encourage la reconnaissance de cette discipline encore marginalisée dans le pays.